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L'AUTOROUTE DU FUTUR : " J'ai rêvé l'autoroute "
| En route pour
l'autoroute Dans la nuit d'un vendredi au samedi de l'année 2050, me voilà en route pour le sud de la France. Je pars de chez moi, un petit coin de verdure aux alentours de Compiègne. Le joystick au bout des doigts pendant que la boîte de vitesse automatique gère l'ensemble des passages de vitesses, je dirige mon véhicule vers l'entrée de l'A1 à Arsy. Même si je connais parfaitement la route, mon écran de bord m'indique le chemin à suivre, et m'affiche un certain nombre de données relatives aux règles de circulation à respecter sur la route que j'utilise. Pour ne pas être dérangé inutilement j'ai quand même coupé la voix robotique qui lui est associée ! En commande manuelle mon moteur ne pourra pas me permettre de franchir les 100 km/h. De toute façon la limitation de vitesse n'excède pas les 90 km/h sur le réseau courant, et même les 80 km/h sur la grande majorité du réseau. Ah, j'arrive enfin à l'A1, encore un petit tour de roues à gauche et c'est parti ! Un portique détecte le badge électronique emprisonné dans mon véhicule. Le ticket de péage n'est plus qu'une pièce de musée ! Aucune alerte particulière, c'est parti pour la rampe d'accès à l'autoroute. En cas de surcharge pour les camions ou d'absence de badge électronique en règle une barrière m'aurait barré la route m'obligeant à prendre une bretelle de sortie (le retour à la case départ !). L'infrastructure avec ses balises électroniques prend en charge mon véhicule, et le fait progressivement atteindre la vitesse de 120 km/h pour l'insertion sur la voie de droite de l'autoroute. Mon automobile n'ayant détecté aucun autre véhicule à proximité sur la voie du milieu, elle déboîte avant d'atteindre les 150 km/h, vitesse maximale pouvant être atteinte actuellement. Je n'ai plus grand chose à faire, autrement que de programmer mon ordinateur de bord pour indiquer les arrêts, sorties et directions que je souhaite... sinon on me dirige directement au bout de l'autoroute ! L'ordinateur me conseille bien entendu un itinéraire que je valide ou que je personnalise, et quels que soient mes choix il programmera un arrêt automatique en cas de manque de carburant ou d'énergie. Sur les cinq derniers kilomètres, mon choix pour une sortie ne peut plus être validé, tout simplement parce que l'ordinateur aura déjà déclenché les actions demandées auparavant. Mes choix validés, j'abandonne mon poste de conduite. J'aurais pu retourner mon siège, mais étant seul à bord il est plus pratique d'aller m'installer sur un siège à l'arrière, de préférence dans le sens de la marche. Sur la console centrale de ce qu'on peut appeler un gros monospace je connecte mon ordinateur portable... quelques mails de réponse à envoyer ici ou là, et par curiosité je consulte l'état du trafic sur mon trajet et la météo de ma destination. L'ordinateur de bord de son côté m'indique mon temps de parcours restant théorique jusqu'à ma destination, me confirmant aussi de son côté que la circulation est particulièrement fluide. |
Péage autoroutier électronique photo : Toll Collect |
| Traverser
l'Ile-de-France Mon itinéraire prévoit l'évitement du coeur de la région. A partir de Senlis mon trajet est programmé pour prendre l'itinéraire de contournement qui permet de relier l'autoroute A6 en passant par Meaux. Il a l'avantage d'être gratuit, une incitation pour l'utilisation de ces contournements. De plus mon véhicule de grande taille est surtaxé lorsqu'il circule sur les autoroutes les plus proches de Paris (au-delà des itinéraires de contournement). En fait seuls les véhicules d'Ile-de-France et surtout circulant dans leur département bénéficient d'une réduction allant de 50 à 100% des frais de péage. Les véhicules les plus petits et les véhicules professionnels bénéficient aussi de réductions importantes en semaine. Une gestion bien plus efficace, et moins pénalisante pour les utilisateurs de proximité, qu'un simple péage aux entrées du centre de Paris que certains avaient évoqués au début des années 2000 ! |
| L'environnement Mon parcours longe désormais la forêt d'Ermenonville. Depuis le début du siècle elle n'a pas en elle-même changée, mais elle est désormais reliée par des "autoroutes vertes" aux espaces forestiers principaux les plus proches. Les sociétés d'autoroutes ont elle-même participé à certains endroits à leurs extensions, généralement le long de leur réseau. Les sociétés d'autoroutes replantent un nombre considérable d'arbres, ce qui les autorise aujourd'hui à passer (avec prudence) dans des espaces forestiers lorsque c'est inévitable. La forêt d'Ermenonville est reliée par une "autoroute verte" à la nature de la banlieue de Paris. A l'intérieur des limites de la Francilienne, voie express entourant la banlieue parisienne, les forêts se sont fortement développées par la volonté politique de ces dernières décennies. Si de nombreux terrains et des couvertures d'autoroutes à proximité de Paris ont été utilisés pour des "coulées vertes", la vraie révolution est d'avoir rendu légalement inconstructibles les terres agricoles dans la zone délimitée par la Francilienne. Une loi qui permet cependant encore les constructions d'équipements publics, de bâtiments d'activité économique ou de logements sociaux définis en pourcentage par rapport au nombre d'habitant par commune. Il existe donc des autorisations soumises à une procédure très rigoureuse, ce qui n'empêche pas d'éventuelles erreurs quant à la réelle utilité de certaines réalisations ! Ces zones inconstructibles restent exploitables pour les agriculteurs, mais leurs héritiers préfèrent souvent recevoir l'indemnité de l'Etat pour ces terrains. Par la suite l'Office des Forêts Franciliennes organise l'installation de la forêt qui historiquement peuplait la région dans les siècles passés. L'autofinancement n'est pas encore à l'ordre du jour, mais les nombreuses idées de l'Office forestier permettent d'épauler largement la participation des collectivités. Cela va de l'exploitation du bois à l'organisation de randonnées éducatives sur la forêt, en passant par des activités de loisirs parfois un peu éloignées de la défense de la nature ! Au-delà d'un environnement de meilleure qualité pour les habitants de la région, la forêt apporte finalement beaucoup plus d'emplois que l'agriculture, et le frein donné au développement de la zone a permis de stabiliser le gigantisme de la région parisienne. Et si il est généralement hors de question de tout détruire ce qui a été fait dans les années 70 à Paris et aux alentours, les nouvelles constructions ne peuvent pas dépasser le "maximum haussmannien" qui fait référence pour la hauteur des constructions de la région. Cette limite en extensions a permis aussi le développement de villes plus ou moins éloignées de la région parisienne, ce qui finalement n'enlève rien à la vie trépidante que connaît la capitale depuis de nombreuses années et qui fait que de très nombeux touristes viennent toujours y apprécier ses paysages, sa culture, et son caractère particulier. Au-delà, en 2050 il est possible de traverser la France sans quitter une seule fois la forêt, "l'autoroute verte" est donc devenue une belle réalité dont les premiers heureux utilisateurs sont les animaux ! |
L'une des nombreuses autoroutes ou voies vertes qui en 2050 franchissent l'autoroute pour automobiles dans une continuité de verdure. photo bien réelle de 2002 ! : franceautoroute.free.fr |
L'une des autoroutes roulantes reliées aux autoroutes pour automobiles, permettant ainsi en 2050 de traverser les Alpes, les Pyrénées, voire même la France du nord au sud. photo : HUPAC ° |
Les autres transports
et l'intermodalité Toujours sur l'A140 entre Meaux et Nemours je croise la ligne TGV nord qui a déjà plus de 50 ans ! On y roule à 350 km/h depuis plusieurs années. A vrai dire le rail a aussi connu ses évolutions. L'aérien a beaucoup inspiré le train. Le pilotage est totalement automatisé, seuls des véhicules de manoeuvres existent encore avec conducteurs. Les TGV accueillent quelques boutiques, comme l'Airbus A380. En gare sur les grandes lignes on peut désormais véritablement parler d'embarquement avec un contrôle à l'entrée des quais, évitant la fraude et ainsi le soupçon des contrôleurs devenus de véritables "stewards". De même on contrôle à la sortie des quais pour bien vérifier que l'arrêt est bien celui indiqué sur le billet électronique ! Les services à bord sont équivalents à l'aérien, comme la possibilité de se connecter à internet, ou d'obtenir à manger et à boire depuis son siège pour la 1ère classe. Les secondes ressemblent plus aux avions des compagnies aériennes "low cost", avec quelques différences quand même d'une compagnie ferroviaire à une autre. Les trains de type Corail existent toujours pour relier les préfectures et autres villes importantes non reliées par TGV. Les trains régionaux, hormis les grandes agglomérations et leurs alentours, sont devenus très rares. La plupart des petites lignes ont été remplacées par des bus automatiques qui fonctionnent plus ou moins à la demande 24h/24. Comme pour la plupart des transports collectifs de proximité, le paiement s'effectue comme sur autoroute avec un badge électronique qui détecte à l'entrée et facture à la sortie. En passant sous le pont sur l'A140 j'ai juste eu le temps de voir un TGV Fret. Ces trains de marchandises transportant avant tout des colis appartiennent aux sociétés privées de messagerie, et sont autorisés par l'exploitant de la voie rapide à circuler uniquement la nuit. La sortie pour le Plessis-Belleville est annoncée, tout comme son parking relais permettant de laisser sa voiture pour prendre le RER reliant le centre de Paris. On retrouve le même type de dispositif tout autour la capitale, sur A13 avec la gare de St Nom-la-Bretèche, sur A6 à Evry, sur A10 à Massy-Palaiseau, sur A15 à Cergy-Pontoise et sur A4 à Marne-la-Vallée. Seules les premières heures de stationnement sont gratuites, pour inciter là encore leur utilisation tout en évitant les abus d'un stationnement prolongé. Meaux et son superbe viaduc. Juste avant d'arriver là j'ai croisé l'autoroute roulante Arras / Avignon, avec la gare de Meaux à proximité qui est reliée directement à l'A140 et à une autoroute dédiée pour les camions en direction de la francilienne à Gressy. Je me dirige toujours à 150 km/h en direction de l'A6 que je récupère à Nemours. La température est programmée à 21° sur l'ordinateur de bord, ce qui est important en cette saison ! Il ne me reste plus qu'à tirer les rideaux et à installer le siège en position couchette pour dormir... |
| Les spécificités de
l'autoroute automatique ...J'ouvre l'oeil et soulève l'un des rideaux sur le contournement ouest de Lyon. On retrouve là-bas quelques spécificités du fonctionnement de l'Ile-de-France en matière de transports. Là le contournement est à prix très réduit pour éviter aux véhicules de passer par le centre de Lyon. La circulation commence à se charger en arrivant sur A7 en vallée du Rhône. L'opérateur a choisi de mettre la moitié des voies en 120 km/h et l'autre moitié en 150 km/h. Il pourrait très bien répartir de façon différente la vitesse par voie, en fonction du trafic ou des éventuels incidents. Des essais sont menés actuellement pour passer de façon permanente ou temporaire la voie de gauche (dès qu'il y a au moins trois voies) à la vitesse de 180 km/h. En attendant, pour conserver la vitesse acquise de 150 km/h, mon véhicule se dirige sur la voie la plus à gauche. A St-Rambert-d'Albon mon véhicule va effectuer son premier arrêt. Cinq kilomètres avant l'arrêt mon monospace cherche à se rabattre progressivement dans les distances laissées entre les véhicules. Ensuite, la distance entre les véhicules, derrière et devant moi, se régule d'elle-même progressivement. La vitesse moyenne s'abaissant sur ma file, à cause de moi et de tous ceux qui veulent sortir, est compensée progressivement par le déboîtement automatique vers la voie plus à gauche des autres véhicules. En cas de fort trafic, d'un échangeur très fréquenté, et surtout d'une seule voie 120 et 150 km/h, les vitesses maximales peuvent alors très rapidement se réduire ! La voie la plus à droite est atteinte, j'ai du mal à dépasser les 117 km/h. Je ne vais cependant pas me plaindre, certaines parties d'autoroutes au tracé mouvementé nécessitent encore à ce jour des balises 100 ou 80 km/h !! Ma voiture s'engage enfin sur la voie de décélération jusqu'à s'arrêter au niveau de la zone de passage en mode manuel. Une alarme m'invite à reprendre les commandes. Encore un peu endormi, le conducteur derrière moi a été plus rapide et déboîte sur la voie à ma droite qui sert à doubler quelques véhicules automatiques dont les conducteurs seraient encore couchés ! Si j'avais été sur une autoroute s'achevant en entrée d'agglomération j'aurais pu repasser en mode manuel assisté sur une zone semi-automatique de transition de quelques kilomètres me permettant de reprendre les commandes progressivement à vitesse raisonnable. Par contre la distance des bretelles de sorties oblige souvent un arrêt total avant de repasser en mode manuel. Le joystick en main, je me dirige vers la station-service. Le plein fait, je pars me stationner pour me dégourdir les jambes. Au choix, manier le joystick ou programmer un stationnement automatique sur un emplacement équipé de capteurs. Le joystick va me dégourdir un peu les poignets, c'est décidé ! Juste avant d'entrer dans la station une petite place conviviale, avec ses longs bancs qui l'encerclent et ses tablettes sur pied, comportent également des panneaux d'informations installés par la société d'autoroute. On y découvre à chaque fois une partie de l'univers autoroutier, tant en infos pratiques que simplement en infos sur les réalisations et les métiers de l'autoroute. Enfin par le froid qu'il fait c'est plutôt un bon café à l'intérieur qui me motive et une bonne douche pour bien commencer la journée ! Si j'avais eu le temps j'aurais pu manger au restaurant, faire quelques courses, aller voir une séance de cinéma, faire une partie de jeu vidéo, faire du sport, et quelques autres activités qui varient souvent d'une aire à une autre... en fait les aires de services sont devenues de véritables petites planètes interactives dans l'immensité du réseau autoroutier qui s'étend. Dans le voisinage un habitat s'est développé, devenant souvent des centres de vie parfois perdus en pleine campagne. Certains villages autrefois isolés ont d'autre part pu bénéficier d'une véritable renaissance touristique et économique grâce à ces aires comportant généralement au moins un accès piéton. Un nombre important de stations d'autoroute ont par ailleurs disparu depuis une vingtaine d'année, compte tenu de l'autonomie toujours grandissante des véhicules qui se modernisent. Les stations petites ou mal placées en ont fait les frais. Environ la moitié des aires de repos n'existent plus, seules les mieux situées (distances et attrait) ont survécu. En fait la seule chose augmentant, en dehors du nombre de voies de circulation, c'est le nombre d'échangeurs. Avec l'automatisation le coût d'exploitation des péages s'est réduit considérablement, permettant une rentabilité là où hier il n'y en avait pas. Sur le réseau historique datant du XXe siècle on a additionné les nouveaux échangeurs au fil des années. Le développement s'est aussi orienté vers des aires gardées à péage sur des zones particulièrement fréquentées ou géographiquement stratégiques, parfois couplées aux aires de services classiques. Mon arrêt s'achève, je me relance en manuel jusqu'à la balise qui va me relancer sur l'autoroute en mode automatique... |
A l'approche de l'an 2000, les premiers essais d'autoroute automatique aux Etats-Unis. En 2050 l'automatisme sur autoroute est devenu dans la plupart des pays une évidence quotidienne ! photo : University of California ° |
Nombreux étaient ceux qui dans les années 60 et 70 s'imaginaient en l'an 2000 à bord d'hélicoptères individuels ou collectifs en remplacement de nombreuses automobiles. C'était sans compter les nuisances, les héli-écoles et le ciel encombrés, ... ! Ceux qui oublieraient que la simplicité serait une complexité bien maîtrisée courent le risque de se tromper lourdement ! image : extrait d'un dessin publié dans un Paris Match en 1967 - (archives personnelles) |
Les véhicules ...Me revoilà sur A7 où je croise un radar automatique dont la boîte est abandonnée à la rouille ! C'était un certain Sarkozy qui avait fait installer ces radars d'un genre nouveau à l'époque. Avec l'automatisation, seuls des excès de vitesse très faibles sont encore possibles, généralement en dehors des villes et des voies rapides où parfois quelques radars automatiques fonctionnent encore ! Je prends aussi le temps de regarder un peu les véhicules autour de moi avec le jour qui apparaît. Les catégories de voitures n'ont pas réellement changé. La grande disparition sur les routes concerne les sportives dont la vente et l'utilisation se limitent au pilotage de loisir sur l'un des très nombreux circuits se trouvant sur le territoire. L'autre catégorie non automatique, à volant ou à joystick, c'est la petite citadine à 2 places assises et avec un mini coffre (genre Smart !). Vient ensuite la citadine plus classique, pouvant fonctionner sur les autoroutes automatiques, en 4/2 (c'est à dire 4 places assises ou 2 couchettes). Toutes les voitures de notre époque, en dehors de la petite citadine, sont équipées de sièges pouvant être transformés en couchettes confortables et avec des rideaux amovibles pour dormir tranquillement. L'ordinateur de bord varie d'un véhicule à l'autre, avec souvent des accès multimédias. Le premier petit véhicule disposant de sièges pratiques en position couchette a été la Twingo à la fin du XXe siècle, mais on était encore bien loin des versions de 2050 qui intègrent le couchage ! La citadine classique bénéficie d'une tarification de péage souvent avantageuse sur autoroute urbaine. Passons à la catégorie moyenne, en 4/2 confortable, en 5/2 ou en 5/3 plus serrée. Pour le 5/3, la troisième place couchette est généralement centrale et de taille plus petite pour un enfant. La moyenne longue, qui s'approche du break en dimensions générales, est plus modulable. Le choix des places assises/couchettes est plus large, le confort et la qualité des accès multimédias peuvent être aussi nettement supérieurs si on sacrifie en grande partie le coffre. L'espace des véhicules tout terrain de nos jours est généralement calqué sur la catégorie moyenne et moyenne longue. Vient ensuite le monospace, là encore modulable à souhait et pouvant au maximum fonctionner en 6/6. Puis le super monospace, tout aussi modulable, mais de plus grand confort quand on l'utilise sans trop de monde à bord ! (le top du top, mais au coût de péage élevé sur les autoroutes urbaines !). Si on peut emmener jusqu'à 8 personnes, pour être à l'aise et disposer de la position couchette on utilise le plus souvent ce véhicule en 5/5. Disposant d'une véritable table centrale avec équipement et connexion multimédias intégrés (connecter 4 ordinateurs portables ne pose aucun problème, tant en matière d'énergie que de place à bord) et d'équipements de grand confort, il ne lui manque que des sanitaires et un toit plus haut pour devenir un camping-car... Tous ces véhicules disposant de sièges couchettes ont été largement profitables à l'essor du tourisme, et avant tout aux terrains de camping. Pour ce qui est des camions, le confort à bord est aussi beaucoup plus élevé compte tenu de l'automatisation des autoroutes. Les seuls véhicules autorisés à circuler soit en mode automatique, soit en mode manuel sur autoroute sont les véhicules d'interventions (pompiers, forces de l'ordre, véhicules d'entretien...). De 2015 à 2030 les véhicules ont tendu à l'automatisme avec de nombreuses aides à la conduite, puis progressivement les véhicules en tout automatique pour l'autoroute ont fait leur apparition. De 2030 à 2049 l'automatique et le non automatique se sont partagés les chaussées autoroutières, avec plus ou moins de problèmes ! Depuis 2049 seul le tout automatique est autorisé à circuler sur autoroute, obligeant les autres véhicules à prendre le réseau secondaire. Les véhicules construits depuis 2030 sont tous prévus pour circuler en tout automatique. En fait l'une des rares choses qui n'a pas changé depuis 50 ans est la ceinture de sécurité obligatoire ! Le jour est bien levé maintenant, tout comme Pauline que j'ai pu apercevoir le temps d'une conversation visio-téléphonique. Je commence à m'ennuyer un peu, même si je suis presque arrivé à destination... d'ailleurs le PMV que je viens de passer indique l'évènement auquel je me rends, mon ordinateur de bord et éventuellement internet sur mon portable ayant depuis de nombreuses années remplacés les infos circulation des PMV. Je n'ai pas trop envie de regarder la TV et pour pouvoir regarder un film en entier il est trop tard... finalement pour m'occuper l'esprit je mets un peu de musique à bas volume, puis le CD dans mon ordinateur portable qui va me conter l'histoire et les paysages de la région que je traverse. Ainsi grâce à mon guide touristique routier couplé au GPS je vais tout savoir ! Je dois vous laisser à votre présent de 2004, portez-vous bien en attendant 2050 ! ... |
Prospective - info-autoroute.com 2004 / Cyril Chauplannaz