A40
Viaduc des Glacières
214m |
(Chauplannaz 2001)
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| Généralités
= Maître d'ouvrage : SAPRR, Maître d'oeuvre : SCETAUROUTE, Architectes : BOGUMIL
SERAFIN, Principal constructeur : BOUYGUES, Mise en service : 1989 |
| Le
viaduc des Glacières est le "petit frère" du viaduc de Sylans. Il a la même
histoire. Il est donc situé à flanc d'un versant montagneux, avec une nature de sol qui
a engendré les premières difficultés des travaux. Cependant les solutions ont été
trouvées rapidement, ces difficultés ayant déjà été cernées à proximité pour le
viaduc des Neyrolles. Ainsi, les piles sont fondées sur des puits de 4m de diamètre et
profonds de 15 à 20m. Des coques en béton à la base des piles servent de soutènement
afin de protéger ces dernières des éboulis. Ce viaduc est composé de 4 travées de 60m
(pour les travées courantes). La méthode de construction retenue pour le tablier a été
celle de l'encorbellement successif avec mise en place de
voussoirs préfabriqués en béton à l'aide d'une bi-poutre de
lancement (2 voussoirs posés en même temps de chaque côté de la pile).
L'originalité de ce viaduc a été apportée par Bouygues avec la construction dites
"à treillis spatial", où vue de l'extérieur l'ouvrage ressemble sur la
longueur à une succession de "X". Sur la tranche, le voussoir prend la forme
d'un "W". Ainsi cette innovation permet, outre une intégration formidable dans
le paysage, de faire une économie en poids (-15%), donc en nombre de piles, et finalement
de diminuer le coût financier de l'ouvrage (seulement théoriquement, puisque cet ouvrage
étant un prototype, quelques difficultés se sont posées amenant le coût final au
niveau d'un ouvrage plus classique). La mise au point de la préfabrication des voussoirs
en "X" fait partie de ces difficultés rencontrées et des interrogations
techniques: il fallait s'assurer que le viaduc résisterait avec ces éléments d'un genre
nouveau, ensuite il a fallu préciser la mise en oeuvre du coulage du béton (et du
séchage aussi, s'agissant de la partie hivernale du chantier qui nécessitera un hangar
chauffé à 30°). Ces problèmes réglés avant le lancement effectif des travaux, la
fabrication de 16 "X" par jour s'est déroulée sans soucis. Par ailleurs,
j'épargnerais aux non-spécialistes (!) la description de la seconde innovation apportée
par Bouygues sur cet ouvrage : l'absence de joint de clavage entre fléaux (gain de temps
et d'effort sur la structure). Aussi, le risque permanent d'éboulis et le viaduc
lui-même sont l'objet de nombreux contrôles techniques pour palier à d'éventuelles
déformations. Le viaduc peut recevoir en option des câbles de précontrainte
supplémentaires. |
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