A40
Viaduc de Sylans
1266m |
(Chauplannaz 1993)
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| Généralités
= Maître d'ouvrage : SAPRR, Maître d'oeuvre : SCETAUROUTE, Architectes : BOGUMIL
SERAFIN, Principal constructeur : BOUYGUES, Mise en service : 1989 |
| Le
viaduc de Sylans est situé à flanc d'un versant montagneux, en chaussés décalées,
avec une nature de sol qui engendre les premières difficultés lors des travaux.
Cependant les solutions ont été trouvées rapidement, ces difficultés ayant déjà
été cernées à proximité pour le viaduc des Neyrolles. Ainsi, les piles sont fondées
sur des puits de 4m de diamètres et profonds de 6 à 35m. Des coques en béton à la base
des piles servent de soutènement afin de protéger ces dernières des éboulis. Ce viaduc
est composé de 22 travées de 60m. La méthode de construction retenue pour le tablier a
été celle de l'encorbellement successif avec mise en place de
voussoirs préfabriqués en béton à l'aide d'une bi-poutre de
lancement (2 voussoirs posés en même temps de chaque côté de la pile).
L'originalité de ce viaduc a été apportée par Bouygues avec la construction dites
"à treillis spatial", où vue de l'extérieur l'ouvrage ressemble sur la
longueur à une succession de "X". Sur la tranche, le voussoir prend la forme
d'un "W". Ainsi cette innovation permet, outre une intégration formidable dans
le paysage, de faire une économie en poids (-15%), donc en nombre de piles (22 au lieu de
28 initialement), et finalement de diminuer le coût financier de l'ouvrage (seulement
théoriquement, puisque cet ouvrage étant un prototype, quelques difficultés se sont
posées amenant le coût final au niveau d'un ouvrage plus classique). La mise au point de
la préfabrication des voussoirs en "X" fait partie de ces difficultés
rencontrées et des interrogations techniques: il fallait s'assurer que le viaduc
résisterait avec ces éléments d'un genre nouveau, ensuite il a fallu préciser la mise
en oeuvre du coulage du béton (et du séchage aussi, s'agissant de la partie hivernale du
chantier qui nécessitera un hangar chauffé à 30°). Ces problèmes réglés avant le
lancement effectif des travaux, la fabrication de 16 "X" par jour s'est
déroulée sans soucis. Par ailleurs, j'épargnerais aux non-spécialistes (!) la
description de la seconde innovation apportée par Bouygues sur cet ouvrage : l'absence de
joint de clavage entre fléaux (gain de temps et d'effort sur la structure). Aussi, le
risque permanent d'éboulis et le viaduc lui-même sont l'objet de nombreux contrôles
techniques pour palier à d'éventuelles déformations. Le viaduc peut recevoir en option
des câbles de précontrainte supplémentaires. |
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